FONDATRICE
SYLVIE-ANNE
SIOUI TRUDEL

Depuis plus de 25 ans Sylvie-Anne Siouï Trudel,
d’origine amérindienne, oeuvre en tant que
dramaturge, comédienne, metteur en scène et directrice
artistique. Son approche esthétique vise à donner vie aux
masques qu’elle crée et se distingue par les
croisements de la gestuelle des danses Iroquoises avec le
théâtre japonais et le mime.
Depuis 1980. elle ses fait connaître auprès des jeunes
amérindiens au Québec dans plusieurs projets. Elle
fonde
Aataentsic Masques et Théâtre
en 1981 après un séjour au sein du théâtre Sans Détour,
elle travaillera auprès des jeunes autochtones à Maingan, à
Poste à la Baleine, à Obedjiwan, à Pikogan et à Lac Simon
ainsi qu’à Montréal dans les centres de la jeune
enfance et le milieu scolaire.
Elle produit et interprète une première performance sur la
naissance et la survie au cours de sa formation en théâtre
traditionnel japonais au Japon en 1986. Un tournant
s’opère vers le théâtre muséal avec
Agoshin
(1990) écrit pour le musée Canadien des
civilisations,
Légendes Wendat
contes traditionnels adaptés à la scène l’amène à
créer une multitude de masques pour ses ateliers scolaires.
De courtes pièces d’engagement social ont été créées
depuis 1992 pour des colloques entre autres
Notre pain de tous les jours
sur le suicide et les moyens d’y remédier Ainsi
parlaient mes grands-parents sur la place des aînés au sein
de notre société et Bingo Bird sur les problèmes familiaux
engendrés par les loteries et le bingo. Ces pièces ont
toutes été jouées devant des publics variés.
Le style théâtral s’affirme à travers une performance
poétique qui traite de l’identité,
Être ou ne pas naître,
telle est toujours la question en 1995. C’est cette
même année qu’une commande pour une école est lancée.
Une pièce
Les trois soeurs
écrite pour trois marionnettes et un acteur, elle présente
la Société des femmes iroquoises et la perte de la langue
chez le peuple Wayendat.
Entre 1994 et 1997, un projet en muséologie communautaire
est mené avec deux partenaire Muséobus musée de
l’enfance et Ajgwan centre culturel autochtone. Elle
y développe le volet théâtral qui servira à
l’animation de plusieurs thèmes du musée au sein de
l’exposition Diversité des horizons.
Son exercice théâtral et ses recherches sur la
transformation de l’acteur en rapport avec le travail
de métamorphose du chaman constituent une importante source
d’inspiration et de renouvellement de sa pratique et
donne une multitude de tableaux performance.
Andicha Aquoin Oraquoin
a vu le jour en 2000 au Musée Mc Cord pour le programme
éducatif et est amené en tourné en France et en
Belgique.
Okwen Du W’hen Atakiak
performance
pour le musée d’art contemporain et le projet
Arrimage 2001. Des performances spectaculaires ont pris
forme pour le festival Présence autochtone à Montréal,
dont
Aataentsic, Le temps des Grandes Mères
en 2004.